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Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit etre un couple d'amoureux. Il decouvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buisssons. Voilà un protagoniste hors du commun ! Un régal pour mener une réflexion sur le cinéma, ses vertus et ses apories... Car ce jeune artiste ne voit plus rien à force d'instrumentaliser ce qu'il regarde en vue de le photographier (les mannequins par exemple). Le prisme qu'offre son objectif ne suffit plus à aiguiser son regard. Sa découverte sur le cliché pris dans le parc ébranle ses certitudes, pose le problème de son aptitude à questionner ce qu'il voit. Construit comme une minutieuse enquête, Blow up est une invitation : écarquillez les yeux comme David Hemmings et regardez. Mais l'agrandissement ne donne plus à voir que des contours incertains, et surtout, fait disparaître le sens. L'objet photographié ne dit plus rien. Muets, les objets ne donnent pas de prise, pas davantage que la belle Vanessa Redgrave, moins encore que le monde (le film s'achève sur la superbe pantomime d'une partie de tennis sans balle ni filet). En revanche, les images d'Antonioni parlent, avec une économie d'une rare et lente beauté. Et ne boudons pas notre plaisir : la musique d'Herbie Hancock est elle aussi remarquable. |
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Alors qu'il enregistre les bruits nocturnes de la nature dans une campagne isolée, un ingénieur du son est témoin d'un accident d'automobile. Mais il va peu à peu s'apercevoir que cet évènement cache en fait une autre réalité... Ce remake de Blow-up (Michelangelo Antonioni, 1967) fut prétexte pour Brian De Palma de rendre hommage à Alfred Hitchcock. Un an après Pulsions (Dressed to kill), il y dirige à nouveau Nancy Allen, qui, à cette occasion, retrouve John Travolta cinq ans après Carrie au bal du diable (Carrie). |
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